Si vous avez un iPhone, un iPod Touch ou un iPad et en prime un petit bébé de plus de 1 an, je vous recommande ce petit jeu gratuit dégoté en fouillant bien l'Apps Store.
Look baby convient parfaitement pour les tout petits. Ma bébé à 14 mois et elle s'amuse bien à faire éclater les petits ballons, à changer les couleurs des ailes du papillon et à chatouiller Teddy l'ourson qui rigole en gigotant :-)
Mais dans l'affaire c'est sûrement moi qui me régale le plus à regarder la pitchoune toute émerveillée :-) surtout quand elle retourne l'iPad pour regarder ce qu'il y a derrière et où peut bien se cacher cet ourson rigolo !
Just blog IT
Les joies et tracas d'un modeste entrepreneur du web au jour le jour.
jeudi 22 juillet 2010
mardi 15 juin 2010
Et si l'iPad causait la perte de la presse et de l'édition ?
J'ai été assez amusé de lire cette courte brève sur Les Echos en date du 28 mai 2010.
Le fait est qu'une offre pirate de livres et de magazines gratuits existe bel et bien. Il est possible de télécharger les magazines les plus populaires et un bon paquet de livres sans payer un kopeck. Et il n'est même pas nécessaire d'être un pirate expert pour y arriver, il suffit d'utiliser Google. Tapez "téléchargement de magazines gratuits" et tous vos vœux seront exaucés : Le Monde, l'Equipe, Capital, Géo... ils y sont tous au format pdf.
Le téléchargement de magazines, journaux et livres en pdf n'est pas nouveau. Ce qui est nouveau c'est l'iPad et l'ensemble des lecteurs d'eBook qui offrent un confort de lecture inégalé pour le format papier. Les portes sont grandes ouvertes pour tous les pirates, il n'y a plus qu'à se servir.
Dès lors, qu'est-ce qui fait croire à la presse et l'édition qu'ils réussiront mieux que l'industrie du disque u celle du cinéma à vendre leur fichiers numériques là où en en trouve déjà un bon paquet "gratuitement" ? N'est-ce pas un brin optimiste, on pourrait se le demander.
Quoi qu'on en dise, les ventes de cd baissent, le téléchargement pirate de mp3 augmente et le téléchargement de mp3 légal ne parvient pas à limiter les pertes du secteur. Alors pourquoi le téléchargement légal de livres ou de magazines au format numérique pourrait-il contrecarrer le piratage dans les mois à venir ?
Les signes rassurants
- un accès aux œuvres légales facilité : il y a dès à présent une grande facilité d'accès légal aux livres et magazines numériques. Côté livres, Apple et avant lui Amazon et son Kindle ont mis le feu aux poudres avec leurs Store ou les livres et journaux sont téléchargeables en un clic.
La concurrence à l'iBooks Store d'Apple ou à ceui d'Amazon existe aussi. Et parfois même depuis plus longtemps encore : Numilog, la Fnac, Sony, Mobipocket (aujourd'hui propriété d'Amazon) etc... Cette émulation tire certainement le marché vers le haut même si le mastodonte Apple aujourd'hui archi-dominateur sur la musique a de quoi inquiéter ses petits camarades.
A titre de comparaison, il est interessant de constater que les premiers mp3 music stores sont apparus sur Internet en 2000 (Sony a été le premier à dégainer avec un flop total et des morceaux vendus plus de 3$ l'unité) soit 15 ans après l'éclosion du marché du CD (avec la diffusion record de l'album "Brothers in arms" de Dire Strait). Autant dire que pendant ce temps là, le réflexe de téléchargement sur les réseaux P2P (Napster notamment) s'ancrait définitivement dans les mœurs.
Le marché du livre numérique n'aura pas attendu aussi longtemps pour positionner des alternatives crédibles au P2P. L'iBooks Store d'Apple émerge en même temps que l'apparition de supports de lecture (iPad, Booken, Sony readers etc...)grand public (c'est à dire vendu en masse et à des prix abordables (soit 150 euros les premiers prix de lecteurs eBooks). Côté magazines il en va de même avec notamment les boutiques numériques de Relay ou de Lekiosque.
- une offre pirate encore peu structurée : là où il existe de véritables réseaux organisés pour la diffusion de films ou de musique sur les réseaux de P2P ou de DDL, très peu de groupes de pirates francophones (voir d'ailleurs à ce sujet cet article éclairant du blog littéraire Actualitte.com) de livres ou de magazines sont suffisamment organisés pour proposer une offre "de qualité".
Les exemplaires sont scannés de façon artisanale. Certaines pages ou paragraphes entiers viennent ainsi à manquer. Les livres ou magazines de grand format ("L'Equipe" par exemple) ne sont pas scannés avec une définition d'image suffisante pour une lecture nette sur iPad, le texte est flou etc...
Cette rareté n'est pas étonnante. Il n'est pas facile de scanner un livre ou un magazine page par page. De surcroit, l'audience n'était pas encore au rendez-vous : les propriétaires de lecteurs d'ebook francophones sont encore relativement rare.
De fait, les contenus francophones se font eux aussi rares sur les réseaux P2P. Paradoxalement, ces livres et magazines francophones sont plus répandus sur les sites de Direct Download appelé aussi DDL (Megaupload, Rapidshare...). Cette différence peut s'expliquer par le fait que ces sites rémunèrent les contributeurs pirates qui voient ainsi leur dur labeur de scannage récompensé même avec une faible audience.
Mais en contrepartie, ces sites de DDL sont bien moins ergonomiques et pratiques que els réseaux P2P (emule, bittorrent) pour les internautes téléchargeurs. Ils ne proposent pas de moteur de recherche interne si bien qu'il faut passer par un site tiers pour accéder aux catalogues de liens vers les précieux fichiers pdf. Ces sites sont criblés de pubs envahissantes (pop-up multiples) et leur apparence globale n'inspire pas confiance à l'internaute lambda. De plus le process de récupération du fichier est fastidieux : il faut souvent 4 ou 5 étapes puis un temps d'attente imposé par le site de DDL pour pouvoir enfin télécharger son fichier.
- l'apparition de formats innovants : loin d'en rester à un simple fichier pdf, de nombreux magazines ont décidé d'en donner plus à leur lecteurs numériques. On a ainsi vu le magazine "techno-utopiste" Wired proposer une version multimédia et interactive de son mag papier (J'en ai fait une petite démo sur YouTube ici). Résultat : 24.000 exemplaires vendus dans le monde en 24 heures. A titre de comparaison, l'édition mensuelle papier de Wired s'écoule à 82.000 exemplaires uniques dans les kiosques et compte 672.000 abonnés. (voir l'article complet ici sur le site de Wired) De très bons résultats donc, qui démontrent qu'il y a une place pour les formats innovants qui vont plus loin que le papier statique. Notons également que l'édition iPad de Wired était vendue au même prix que le mag papier.
Time Magazine prépare également une nouvelle version iPad enrichie en vidéo notamment. Les premières critiques sont dithyrambiques. De même, en France l'Equipe Mag propose depuis quelques jours sur l'Apps Store une édition gratuite et adaptée à l'iPad de son mag papier du samedi. Les critiques sont bonnes puisque l'éditeur a fait plus que se contenter de balancer un simple pdf à feuilleter.
La musique n'a pas la chance de pouvoir en faire autant. Là ou la musique fait appel à un seul de nos sens - l'ouïe - la lecture fait appel à 3 sens : la vue, le toucher et l'ouïe également. C'est largement suffisant pour proposer une expérience ludique et multimédia faite à base de texte, de musique et d'interactions tactiles surprenantes.
Il est interessant de constater que les groupes de presse français sont armés pour cette évolution. L'Equipe dispose d'une chaîne TV, d'un partenariat avec RTL, de photographies de qualités. Il ne reste plus qu'à ... réinventer le métier d'éditeur pour proposer un mix original de l'ensemble.
Le groupe BFM dispose des mêmes armes. Et, si Mr Niel, le patron de Free arrive à mettre la main sur LeMonde, il y a fort à parier pour que le quotidien du soir soir suive l'exemple.
Reste plus qu'à espérer que les éditeurs de livres pourront suivre le même exemple et proposer un contenu multimédia en plus du texte... même si cela dénaturerait un peu le concept même de "lecture de livre". Ceci dit, il y a en ce moment même, un livre électronique de très bonne qualité sur l'histoire du débarquement à télécharger gratuitement sur l'Apps Store. Il mélange à la fois mp3, vidéo et texte avec un certain succès.
- une offre à prix compatible
Expérience douloureuse pour l'Equipe il y a quelques jours : ils ont "osé" proposer la version iPad du quotidien plus cher au numéro qu'en kiosque. Retour de bâton immédiat : l'appli a été descendue en flèche par 99% des testeurs.
Cette petite anecdote rappelle simplement que les internautes sont maintenant habitués à se voir proposer une baisse de prix conséquente. Là ou un disque coutait 20 euros, sa version numérique est désormais proposé à 9,90 euros. Un prix psychologique si bien ancré dans les mœurs qu'il sera difficile pour la presse et l'édition de ne pas proposer la même décote sous peine de devoir subir la comparaison... à moins de proposer une version considérablement enrichie comme Wired l'a fait.
Côté magazine, il y a donc toujours une place pour le bon vieux pdf statique et antique, à condition de consentir à une baisse de prix radicale. Le marché semble se stabiliser autour de 0,79 cts par édition (prix en partie imposé par les restriction d'Apple sur son store). C'est moins que la réduction généralement consentie sur le marché de la musique mais le coût étant très proche de 0 euro, l'effort était aussi plus important à effectuer. 0,79 sera probablement un juste prix amené à s'imposer avec le temps.
Pour ce qui est du livre, il ne semble pas y régner la même orthodoxie monétaire. Bien sûr, une étude complète du positionnement tarifaire de tous les éditeurs demanderait un autre billet à part entière mais la première impression est plutôt nette. Voyez plutôt...
J'ai relevé 3 livres, parmi les 3 best-seller de l'Apple Store
"Tous ruinés dans 10 ans" de Jacques Attali. L'oeuvre de l'ancien sherpa de Mitterand est proposée à 11,99 euros en numérique contre 15 euros sur Amazon soit à peine 3 euros de réduction.
"Mélancolie française" de Eric Zemmour est proposé à 12,99 euros contre 16,15 sur Amazon. c'est le même écart et le même éditeur, c'est à dire Fayard.
"Le dernier mort de Mitterand" de Raphaëlle Bacqué est à 13,99 euros contre 17,10 sur Amazon aux éditions Albin Michel qui suit la même décote. L'avenir nous dira si le public est prêt à troquer le plaisir d'un livre que l'on peut partager avec ses amis et revendre d'occasion pour une économie de 3 euros... j'en doute. (On pourrait rétorquer que si ces livres sont en première place sur l'iBooks Store c'est qu'il se vendent bien. Ce serait exact... mais la place de numéro ne dit rien du nombre de livres vendus... peut-être qu'une centaine suffit ?)
A noter que des modèles économiques interessants existent du côté de la presse numérique. LeKiosque ou Relay proposent ainsi des forfaits de lecture illimités pour environ 17 euros par mois ainsi que des système de crédit qui abaissent considérablement le prix unitaire du magazine pour peu que l'on soit un gros lecteur.
Les signes inquiétants
Malheureusement, le tableau n'est pas non plus idyllique. De nombreux points noirs existent. Passons les en revue...
- la guerre des DRM et des formats
Inévitablement, tous les intervenants sur le marché cherchent à imposer leurs règles afin de devenir le roi de la jungle et des formats. Ainsi, la stratégie du Kindle d'Amazon est des plus instructives... sur ce qu'il ne FAUT pas faire. Comme l'avait déclaré Jeff Bezos, le patron de Amazon, le kindle est "DRM-agnostique", voulant signifier par là que le Kindle est neutre. C'est aux éditeurs qu'est laissé le choix de protéger ou non leurs oeuvres avec des DRM.
Chaque éditeur fait donc sa loi sur un support unique ! Certains lecteurs ont ainsi eu la désagréable surprise de ne pas pouvoir télécharger 2 fois le même livre, de ne pas pouvoir le distribuer à des amis, de ne pas pouvoir le lire sur un autre reader ou sur un autre support (PC, iPhone, Blackberry...). Bref, la même et longue histoire que celle des DRM pour la musique qui sont aujourd'hui presque de l'histoire ancienne.
On a ainsi d'un côté le format .mobi du distributeur Mobipocket, le DRM d'Apple pour l'iPad, le DRM d'Adobe... une vraie jungle au détriment du consommateur.
- oubliez vos scanners
DRM ou pas, il est clair que la démocratisation du livres électronique facilite désormais son partage. Inutile de passer de longue et fastidieuses heures à scanner un livre puisque c'est l'éditeur lui même qui le fait à votre place. Et dans des volumes autrement plus conséquents. Résultat direct : tous ces fichiers vont inévitablement se retrouver sur les réseaux P2P. (Les DRM seront probablement aisément cassées, cela va sans dire, c'est le jeu du chat et de la souris).
Cela est d'autant plus inquiétant que pour le moment les cadors de l'édition ne proposent rien de plus que des pdf améliorés comme on l'a vu plus haut. Une vraie incitation au piratage tant que des support plus originaux ne seront pas proposés. Ainsi les versions iPad des Echos, de l'Equipe, de la Tribune, du Monde ou du Figaro pêchent toutes par excès de simplicité : un pdf et voilà. Ils ot la chance de pouvoir changer d'orientation dès maintenant sinon ils risque fort de connaitre de grandes désillusions.
- pas de spectacle vivant
Malgré les chiffres croissant du téléchargement de films, le nombre d'entrées au cinéma (et pour les comédies musicales) a battu des record l'année dernière en France. Cela s'explique aisément par le fait que le cinéma est une occasion de sortir entre amis, de partager un bon moment, un resto. C'est un loisir convivial et qui offre une qualité supérieure de confort (grand écran, 3D etc...).
Il en va de même avec les concerts pour la musique. Ils ne désemplissent pas. Pour les même raison que le cinéma. C'est une expérience différente, humaine. Mais qu'elle est l'alternative pour les livres ou les magazines ? Il n'y en a pas. Aucune chance pour l'édition de se refaire sur un autre pôle d'activité. Elle n'a pas le droit à l'erreur. Inquiétant non ?
Conclusion
Le chance du marché de l'édition en ligne c'est qu'il émerge en même temps que les vecteurs de sa démocratisation (iPad, Kindle, etc...) car les éditeurs n'ont pas attendu avant de faire le premier pas contrairement à ce qui s'est passé pour la musique ou le cinéma. C'est une chance pour l'édition qui prend ainsi le taureau par les cornes dès maintenant.
Malheureusement, maintenant que l'audience est là, le piratage risque de se structurer rapidement avec un accès simplifié à des œuvres francophones. D'autant que les éditeurs de livres ne semblent pas jouer le jeu des prix bas et de l'interopérabilité.
"Depuis ce matin, il existe une nouvelle façon de lire la presse en France. Et depuis ce matin, « Les Echos », quotidien fondé en 1908, est accessible sur un nouveau support électronique : l'iPad. L'arrivée en France de la tablette d'Apple - déjà lancée avec un grand succès aux Etats-Unis -inaugure certainement une nouvelle époque dans le développement des médias. Un changement qui pourrait être aussi important que ce qu'a représenté naguère le Web pour notre industrie. Avec, cette fois, davantage d'effets positifs."Les espoirs sont grands. Mais l'ipad sera t'il vraiment le sauveur de la presse et de l'édition ? Ne se pourrait-il pas au contraire que l'arrivée de l'iPad - mais aussi des liseuses électroniques en général, Kindle en tête- accélèrent leur perte ?
Le fait est qu'une offre pirate de livres et de magazines gratuits existe bel et bien. Il est possible de télécharger les magazines les plus populaires et un bon paquet de livres sans payer un kopeck. Et il n'est même pas nécessaire d'être un pirate expert pour y arriver, il suffit d'utiliser Google. Tapez "téléchargement de magazines gratuits" et tous vos vœux seront exaucés : Le Monde, l'Equipe, Capital, Géo... ils y sont tous au format pdf.
Le téléchargement de magazines, journaux et livres en pdf n'est pas nouveau. Ce qui est nouveau c'est l'iPad et l'ensemble des lecteurs d'eBook qui offrent un confort de lecture inégalé pour le format papier. Les portes sont grandes ouvertes pour tous les pirates, il n'y a plus qu'à se servir.
Dès lors, qu'est-ce qui fait croire à la presse et l'édition qu'ils réussiront mieux que l'industrie du disque u celle du cinéma à vendre leur fichiers numériques là où en en trouve déjà un bon paquet "gratuitement" ? N'est-ce pas un brin optimiste, on pourrait se le demander.
Quoi qu'on en dise, les ventes de cd baissent, le téléchargement pirate de mp3 augmente et le téléchargement de mp3 légal ne parvient pas à limiter les pertes du secteur. Alors pourquoi le téléchargement légal de livres ou de magazines au format numérique pourrait-il contrecarrer le piratage dans les mois à venir ?
Les signes rassurants
- un accès aux œuvres légales facilité : il y a dès à présent une grande facilité d'accès légal aux livres et magazines numériques. Côté livres, Apple et avant lui Amazon et son Kindle ont mis le feu aux poudres avec leurs Store ou les livres et journaux sont téléchargeables en un clic.
La concurrence à l'iBooks Store d'Apple ou à ceui d'Amazon existe aussi. Et parfois même depuis plus longtemps encore : Numilog, la Fnac, Sony, Mobipocket (aujourd'hui propriété d'Amazon) etc... Cette émulation tire certainement le marché vers le haut même si le mastodonte Apple aujourd'hui archi-dominateur sur la musique a de quoi inquiéter ses petits camarades.
A titre de comparaison, il est interessant de constater que les premiers mp3 music stores sont apparus sur Internet en 2000 (Sony a été le premier à dégainer avec un flop total et des morceaux vendus plus de 3$ l'unité) soit 15 ans après l'éclosion du marché du CD (avec la diffusion record de l'album "Brothers in arms" de Dire Strait). Autant dire que pendant ce temps là, le réflexe de téléchargement sur les réseaux P2P (Napster notamment) s'ancrait définitivement dans les mœurs.
Le marché du livre numérique n'aura pas attendu aussi longtemps pour positionner des alternatives crédibles au P2P. L'iBooks Store d'Apple émerge en même temps que l'apparition de supports de lecture (iPad, Booken, Sony readers etc...)grand public (c'est à dire vendu en masse et à des prix abordables (soit 150 euros les premiers prix de lecteurs eBooks). Côté magazines il en va de même avec notamment les boutiques numériques de Relay ou de Lekiosque.
- une offre pirate encore peu structurée : là où il existe de véritables réseaux organisés pour la diffusion de films ou de musique sur les réseaux de P2P ou de DDL, très peu de groupes de pirates francophones (voir d'ailleurs à ce sujet cet article éclairant du blog littéraire Actualitte.com) de livres ou de magazines sont suffisamment organisés pour proposer une offre "de qualité".
Les exemplaires sont scannés de façon artisanale. Certaines pages ou paragraphes entiers viennent ainsi à manquer. Les livres ou magazines de grand format ("L'Equipe" par exemple) ne sont pas scannés avec une définition d'image suffisante pour une lecture nette sur iPad, le texte est flou etc...
Cette rareté n'est pas étonnante. Il n'est pas facile de scanner un livre ou un magazine page par page. De surcroit, l'audience n'était pas encore au rendez-vous : les propriétaires de lecteurs d'ebook francophones sont encore relativement rare.
De fait, les contenus francophones se font eux aussi rares sur les réseaux P2P. Paradoxalement, ces livres et magazines francophones sont plus répandus sur les sites de Direct Download appelé aussi DDL (Megaupload, Rapidshare...). Cette différence peut s'expliquer par le fait que ces sites rémunèrent les contributeurs pirates qui voient ainsi leur dur labeur de scannage récompensé même avec une faible audience.
Mais en contrepartie, ces sites de DDL sont bien moins ergonomiques et pratiques que els réseaux P2P (emule, bittorrent) pour les internautes téléchargeurs. Ils ne proposent pas de moteur de recherche interne si bien qu'il faut passer par un site tiers pour accéder aux catalogues de liens vers les précieux fichiers pdf. Ces sites sont criblés de pubs envahissantes (pop-up multiples) et leur apparence globale n'inspire pas confiance à l'internaute lambda. De plus le process de récupération du fichier est fastidieux : il faut souvent 4 ou 5 étapes puis un temps d'attente imposé par le site de DDL pour pouvoir enfin télécharger son fichier.
- l'apparition de formats innovants : loin d'en rester à un simple fichier pdf, de nombreux magazines ont décidé d'en donner plus à leur lecteurs numériques. On a ainsi vu le magazine "techno-utopiste" Wired proposer une version multimédia et interactive de son mag papier (J'en ai fait une petite démo sur YouTube ici). Résultat : 24.000 exemplaires vendus dans le monde en 24 heures. A titre de comparaison, l'édition mensuelle papier de Wired s'écoule à 82.000 exemplaires uniques dans les kiosques et compte 672.000 abonnés. (voir l'article complet ici sur le site de Wired) De très bons résultats donc, qui démontrent qu'il y a une place pour les formats innovants qui vont plus loin que le papier statique. Notons également que l'édition iPad de Wired était vendue au même prix que le mag papier.
Time Magazine prépare également une nouvelle version iPad enrichie en vidéo notamment. Les premières critiques sont dithyrambiques. De même, en France l'Equipe Mag propose depuis quelques jours sur l'Apps Store une édition gratuite et adaptée à l'iPad de son mag papier du samedi. Les critiques sont bonnes puisque l'éditeur a fait plus que se contenter de balancer un simple pdf à feuilleter.
La musique n'a pas la chance de pouvoir en faire autant. Là ou la musique fait appel à un seul de nos sens - l'ouïe - la lecture fait appel à 3 sens : la vue, le toucher et l'ouïe également. C'est largement suffisant pour proposer une expérience ludique et multimédia faite à base de texte, de musique et d'interactions tactiles surprenantes.
Il est interessant de constater que les groupes de presse français sont armés pour cette évolution. L'Equipe dispose d'une chaîne TV, d'un partenariat avec RTL, de photographies de qualités. Il ne reste plus qu'à ... réinventer le métier d'éditeur pour proposer un mix original de l'ensemble.
Le groupe BFM dispose des mêmes armes. Et, si Mr Niel, le patron de Free arrive à mettre la main sur LeMonde, il y a fort à parier pour que le quotidien du soir soir suive l'exemple.
Reste plus qu'à espérer que les éditeurs de livres pourront suivre le même exemple et proposer un contenu multimédia en plus du texte... même si cela dénaturerait un peu le concept même de "lecture de livre". Ceci dit, il y a en ce moment même, un livre électronique de très bonne qualité sur l'histoire du débarquement à télécharger gratuitement sur l'Apps Store. Il mélange à la fois mp3, vidéo et texte avec un certain succès.
- une offre à prix compatible
Expérience douloureuse pour l'Equipe il y a quelques jours : ils ont "osé" proposer la version iPad du quotidien plus cher au numéro qu'en kiosque. Retour de bâton immédiat : l'appli a été descendue en flèche par 99% des testeurs.
Cette petite anecdote rappelle simplement que les internautes sont maintenant habitués à se voir proposer une baisse de prix conséquente. Là ou un disque coutait 20 euros, sa version numérique est désormais proposé à 9,90 euros. Un prix psychologique si bien ancré dans les mœurs qu'il sera difficile pour la presse et l'édition de ne pas proposer la même décote sous peine de devoir subir la comparaison... à moins de proposer une version considérablement enrichie comme Wired l'a fait.
Côté magazine, il y a donc toujours une place pour le bon vieux pdf statique et antique, à condition de consentir à une baisse de prix radicale. Le marché semble se stabiliser autour de 0,79 cts par édition (prix en partie imposé par les restriction d'Apple sur son store). C'est moins que la réduction généralement consentie sur le marché de la musique mais le coût étant très proche de 0 euro, l'effort était aussi plus important à effectuer. 0,79 sera probablement un juste prix amené à s'imposer avec le temps.
Pour ce qui est du livre, il ne semble pas y régner la même orthodoxie monétaire. Bien sûr, une étude complète du positionnement tarifaire de tous les éditeurs demanderait un autre billet à part entière mais la première impression est plutôt nette. Voyez plutôt...
J'ai relevé 3 livres, parmi les 3 best-seller de l'Apple Store
"Tous ruinés dans 10 ans" de Jacques Attali. L'oeuvre de l'ancien sherpa de Mitterand est proposée à 11,99 euros en numérique contre 15 euros sur Amazon soit à peine 3 euros de réduction.
"Mélancolie française" de Eric Zemmour est proposé à 12,99 euros contre 16,15 sur Amazon. c'est le même écart et le même éditeur, c'est à dire Fayard.
"Le dernier mort de Mitterand" de Raphaëlle Bacqué est à 13,99 euros contre 17,10 sur Amazon aux éditions Albin Michel qui suit la même décote. L'avenir nous dira si le public est prêt à troquer le plaisir d'un livre que l'on peut partager avec ses amis et revendre d'occasion pour une économie de 3 euros... j'en doute. (On pourrait rétorquer que si ces livres sont en première place sur l'iBooks Store c'est qu'il se vendent bien. Ce serait exact... mais la place de numéro ne dit rien du nombre de livres vendus... peut-être qu'une centaine suffit ?)
A noter que des modèles économiques interessants existent du côté de la presse numérique. LeKiosque ou Relay proposent ainsi des forfaits de lecture illimités pour environ 17 euros par mois ainsi que des système de crédit qui abaissent considérablement le prix unitaire du magazine pour peu que l'on soit un gros lecteur.
Les signes inquiétants
Malheureusement, le tableau n'est pas non plus idyllique. De nombreux points noirs existent. Passons les en revue...
- la guerre des DRM et des formats
Inévitablement, tous les intervenants sur le marché cherchent à imposer leurs règles afin de devenir le roi de la jungle et des formats. Ainsi, la stratégie du Kindle d'Amazon est des plus instructives... sur ce qu'il ne FAUT pas faire. Comme l'avait déclaré Jeff Bezos, le patron de Amazon, le kindle est "DRM-agnostique", voulant signifier par là que le Kindle est neutre. C'est aux éditeurs qu'est laissé le choix de protéger ou non leurs oeuvres avec des DRM.
Chaque éditeur fait donc sa loi sur un support unique ! Certains lecteurs ont ainsi eu la désagréable surprise de ne pas pouvoir télécharger 2 fois le même livre, de ne pas pouvoir le distribuer à des amis, de ne pas pouvoir le lire sur un autre reader ou sur un autre support (PC, iPhone, Blackberry...). Bref, la même et longue histoire que celle des DRM pour la musique qui sont aujourd'hui presque de l'histoire ancienne.
On a ainsi d'un côté le format .mobi du distributeur Mobipocket, le DRM d'Apple pour l'iPad, le DRM d'Adobe... une vraie jungle au détriment du consommateur.
- oubliez vos scanners
DRM ou pas, il est clair que la démocratisation du livres électronique facilite désormais son partage. Inutile de passer de longue et fastidieuses heures à scanner un livre puisque c'est l'éditeur lui même qui le fait à votre place. Et dans des volumes autrement plus conséquents. Résultat direct : tous ces fichiers vont inévitablement se retrouver sur les réseaux P2P. (Les DRM seront probablement aisément cassées, cela va sans dire, c'est le jeu du chat et de la souris).
Cela est d'autant plus inquiétant que pour le moment les cadors de l'édition ne proposent rien de plus que des pdf améliorés comme on l'a vu plus haut. Une vraie incitation au piratage tant que des support plus originaux ne seront pas proposés. Ainsi les versions iPad des Echos, de l'Equipe, de la Tribune, du Monde ou du Figaro pêchent toutes par excès de simplicité : un pdf et voilà. Ils ot la chance de pouvoir changer d'orientation dès maintenant sinon ils risque fort de connaitre de grandes désillusions.
- pas de spectacle vivant
Malgré les chiffres croissant du téléchargement de films, le nombre d'entrées au cinéma (et pour les comédies musicales) a battu des record l'année dernière en France. Cela s'explique aisément par le fait que le cinéma est une occasion de sortir entre amis, de partager un bon moment, un resto. C'est un loisir convivial et qui offre une qualité supérieure de confort (grand écran, 3D etc...).
Il en va de même avec les concerts pour la musique. Ils ne désemplissent pas. Pour les même raison que le cinéma. C'est une expérience différente, humaine. Mais qu'elle est l'alternative pour les livres ou les magazines ? Il n'y en a pas. Aucune chance pour l'édition de se refaire sur un autre pôle d'activité. Elle n'a pas le droit à l'erreur. Inquiétant non ?
Conclusion
Le chance du marché de l'édition en ligne c'est qu'il émerge en même temps que les vecteurs de sa démocratisation (iPad, Kindle, etc...) car les éditeurs n'ont pas attendu avant de faire le premier pas contrairement à ce qui s'est passé pour la musique ou le cinéma. C'est une chance pour l'édition qui prend ainsi le taureau par les cornes dès maintenant.
Malheureusement, maintenant que l'audience est là, le piratage risque de se structurer rapidement avec un accès simplifié à des œuvres francophones. D'autant que les éditeurs de livres ne semblent pas jouer le jeu des prix bas et de l'interopérabilité.
Catégories :
iPad,
livre électronique
dimanche 13 juin 2010
Hop, un nouveau thème pour le blog
Blogger vient de rendre public la fonctionnalité de création de thèmes. Je la testais en bêta privée jusqu'à présent avec quelques réserves. La voilà aujourd'hui mise à disposition du plus grand nombre avec quelques retouches. Elle est vraiment sensationnelle.
La barre est placé assez haut. Il faut dire que la concurrence bouge vite et bien. Wordpress devenant vraiment utilisable pour le grand public, c'est un danger réel à présent.
Et voilà donc le résultat. Quelques effets de transparences pour un thème léger et aérien. J'espère que ca vous plait.
Tout est paramétrable : le fond d'écran, les largeurs de colonnes, les couleurs etc... en gros ont tripote le CSS sans mettre les mains dans le cambouis.
Une vidéo de Blogger montre bien à quel point les possibilités de personnalisation sont vastes. Il n'y a plus d'excuses pour avoir un blog qui vous ressemble vraiment.
La barre est placé assez haut. Il faut dire que la concurrence bouge vite et bien. Wordpress devenant vraiment utilisable pour le grand public, c'est un danger réel à présent.
Et voilà donc le résultat. Quelques effets de transparences pour un thème léger et aérien. J'espère que ca vous plait.
Tout est paramétrable : le fond d'écran, les largeurs de colonnes, les couleurs etc... en gros ont tripote le CSS sans mettre les mains dans le cambouis.
Une vidéo de Blogger montre bien à quel point les possibilités de personnalisation sont vastes. Il n'y a plus d'excuses pour avoir un blog qui vous ressemble vraiment.
Catégories :
Blogaholic
vendredi 11 juin 2010
Test rapide du zoom du Lumix TZ10
Les tests effectués avec l'appareil photo compact Lumix TZ10 sont assez impressionnants (du moins pour un néophyte comme moi disons).
Voilà ce qu'il donne en grand angle 25mm :

Et le résultat avec un zoom 300mm (et numérique) incorporé :

Je précise aussi que le Lumix TZ10 n'était pas posé sur un support stable pendant le test mais que je le tenais à bout de bras. Pas mal quand même les petits gars de chez Panasonic !
Cette petite vue de chez moi n'est autre que la magnifique Basilique de Fourvière à Lyon.
Voilà ce qu'il donne en grand angle 25mm :

Et le résultat avec un zoom 300mm (et numérique) incorporé :

Je précise aussi que le Lumix TZ10 n'était pas posé sur un support stable pendant le test mais que je le tenais à bout de bras. Pas mal quand même les petits gars de chez Panasonic !
Cette petite vue de chez moi n'est autre que la magnifique Basilique de Fourvière à Lyon.
Catégories :
Photographie
lundi 17 mai 2010
Lire un pdf ou un magazine sur iPad gratuitement
Dans un récent billet je vous présentais une astuce efficace pour lire vos pdf sur iPhone. Passons aujourd'hui au niveau supérieur. Objectif : lire un pdf sur iPad gratuitement.
J'ai identifié 3 applications intéressantes pour vous aider à lire vos pdf sur iPad de façon confortable et surtout sans dépenser un kopek.
Tout d'abord commençons par sortir les sortants. Goodreader qui est de loin le meilleur lecteur de pdf sur iPhone vaut-il le coup sur iPad ? Premier élément de réponse : sa version ipad n'est plus gratuite. Elle est proposée à 0,99 $.
Pour ce qui est de la version iPhone - elle toujours gratuite - elle est certes utilisable sur iPad mais la définition des images laisse vraiment à désirer. Résultat : le texte est flou dès qu'on zoom un peu. Bref, c'est pas le top pour lire confortablement et ça ne rend pas hommage à l'ipad. Voyez plutôt la capture d'écran ci-dessous :
Une première vraie solution pour lire vos pdf ou vos magazines sur iPad serait d'utiliser l'application eBook de Apple. Malheureusement, il vous faudra au préalable utiliser une logiciel comme Calibre pour convertir vos pdf en ePub. Petit bémol toutefois, eBook ne permet pas de zoomer sur une page pdf. Il faudra donc vous contenter d'une visualisation en petit format. Voilà un exemple ci-dessous. L'avantage de cette solution c'est qu'elle permet de gérer via un point d'accès unique - iTunes - vos ebooks et vos magazine et pdf. Peut-être que Apple permettra de faire des zoom sur des portions de texte dans une version future.
La vraie première alternative pour lire vos pdf sur iPad c'est la fantastique application Dropbox. Elle vous permet de synchroniser certains dossiers de votre ordinateur fixe avec votre iPad. Les pdf sont pris en compte nativement. Il suffit donc de glisser déposer votre pdf sur un dossier Dropbox puis d'attendre qu'il soit uploadé sur les serveurs de Dropbox (jusqu'à 2 Go gratuit d'espace de stockage). Lancez ensuite l'application Dropbox sur votre iPad et naviguez dans l'arborescence jusqu'à votre pdf.
L'inconvénient de Dropbox c'est qu'il vous faudra charger votre fichier pdf à chaque lecture. Pour un magazine de 50 Mo c'est donc un peu lourd même si le gros du téléchargement se fait en tâche de fond.
Mon dernier choix est selon moi la meilleure alternative gratuite pour lire vos pdf sur iPad : Cloudreader. Gros avantage (depuis l'une des dernières mise à jour des API de l'iPhone OS), vous pouvez transférer vos pdf directement dans votre iPad via l'onglet Applications de iTunes. La synchronisation est instantanée et rapide, et il n'est même pas nécessaire de synchroniser l'ensemble de l'iPad pour effectuer le transfert.
Autre avantage de Cloudreader, c'est qu'un léger tapotement zoom de façon intelligente sur la portion de texte que vous lisez. Vous épargnez ainsi vos yeux. Le seul défaut de l'appli, c'est que le déplacement des pages de haut en bas est assez heurté et manque de fluidité.
J'ai identifié 3 applications intéressantes pour vous aider à lire vos pdf sur iPad de façon confortable et surtout sans dépenser un kopek.
Tout d'abord commençons par sortir les sortants. Goodreader qui est de loin le meilleur lecteur de pdf sur iPhone vaut-il le coup sur iPad ? Premier élément de réponse : sa version ipad n'est plus gratuite. Elle est proposée à 0,99 $.
Pour ce qui est de la version iPhone - elle toujours gratuite - elle est certes utilisable sur iPad mais la définition des images laisse vraiment à désirer. Résultat : le texte est flou dès qu'on zoom un peu. Bref, c'est pas le top pour lire confortablement et ça ne rend pas hommage à l'ipad. Voyez plutôt la capture d'écran ci-dessous :
Une première vraie solution pour lire vos pdf ou vos magazines sur iPad serait d'utiliser l'application eBook de Apple. Malheureusement, il vous faudra au préalable utiliser une logiciel comme Calibre pour convertir vos pdf en ePub. Petit bémol toutefois, eBook ne permet pas de zoomer sur une page pdf. Il faudra donc vous contenter d'une visualisation en petit format. Voilà un exemple ci-dessous. L'avantage de cette solution c'est qu'elle permet de gérer via un point d'accès unique - iTunes - vos ebooks et vos magazine et pdf. Peut-être que Apple permettra de faire des zoom sur des portions de texte dans une version future.
La vraie première alternative pour lire vos pdf sur iPad c'est la fantastique application Dropbox. Elle vous permet de synchroniser certains dossiers de votre ordinateur fixe avec votre iPad. Les pdf sont pris en compte nativement. Il suffit donc de glisser déposer votre pdf sur un dossier Dropbox puis d'attendre qu'il soit uploadé sur les serveurs de Dropbox (jusqu'à 2 Go gratuit d'espace de stockage). Lancez ensuite l'application Dropbox sur votre iPad et naviguez dans l'arborescence jusqu'à votre pdf.
L'inconvénient de Dropbox c'est qu'il vous faudra charger votre fichier pdf à chaque lecture. Pour un magazine de 50 Mo c'est donc un peu lourd même si le gros du téléchargement se fait en tâche de fond.
Mon dernier choix est selon moi la meilleure alternative gratuite pour lire vos pdf sur iPad : Cloudreader. Gros avantage (depuis l'une des dernières mise à jour des API de l'iPhone OS), vous pouvez transférer vos pdf directement dans votre iPad via l'onglet Applications de iTunes. La synchronisation est instantanée et rapide, et il n'est même pas nécessaire de synchroniser l'ensemble de l'iPad pour effectuer le transfert.
Autre avantage de Cloudreader, c'est qu'un léger tapotement zoom de façon intelligente sur la portion de texte que vous lisez. Vous épargnez ainsi vos yeux. Le seul défaut de l'appli, c'est que le déplacement des pages de haut en bas est assez heurté et manque de fluidité.
| Exemple de page de journal en vue zoomée avec Cloudreader sur iPad |
Catégories :
iPad,
livre électronique
dimanche 9 mai 2010
Aquarium : un petit avant / après
J'ai mis en eau un petit aquarium communautaire de 60L il y a bientôt 6 mois. C'est toujours sympa de se faire un petit avant / après pour voir le chemin parcouru.
L'objectif était de faire de la reproduction de crevettes Red Cherry et de Guppies. Objectif atteint. J'ai commencé avec 3 Guppy, j'en ai à présent une quinzaine (c'est par pour rien que ce poisson est surnommé The Million Fish) malgré une légère mortalité au début stabilisée depuis.
Côté crevettes, j'ai commencé avec 3 spécimens, j'en ai à présent 7... ce qui est assez peu. je suspecte les guppies de bouloter les larves de crevettes. Je viens de mettre en eau un petit bac de 30L qui sera spécifique aux crevettes, on verra bien le résultat.
Alors, l'aquarium le voilà, il y a 6 mois, puis 4 mois et enfin hier.

Pour les amateurs de plantes, nous avons :
- une Rotala rotundifolia : à droite
- une Echinodorus barthii : à gauche
- une Cryptocoryne becketti : au centre
- et quelques autres dont je n'ai pas encore trouvé le nom mais elles semblent se plaire avec mes paramètres d'eau actuel donc tout va bien.
Et puis pour le fun, une vidéo en gros plan de mes crevettes en plein jeu :
L'objectif était de faire de la reproduction de crevettes Red Cherry et de Guppies. Objectif atteint. J'ai commencé avec 3 Guppy, j'en ai à présent une quinzaine (c'est par pour rien que ce poisson est surnommé The Million Fish) malgré une légère mortalité au début stabilisée depuis.
Côté crevettes, j'ai commencé avec 3 spécimens, j'en ai à présent 7... ce qui est assez peu. je suspecte les guppies de bouloter les larves de crevettes. Je viens de mettre en eau un petit bac de 30L qui sera spécifique aux crevettes, on verra bien le résultat.
Alors, l'aquarium le voilà, il y a 6 mois, puis 4 mois et enfin hier.
Pour les amateurs de plantes, nous avons :
- une Rotala rotundifolia : à droite
- une Echinodorus barthii : à gauche
- une Cryptocoryne becketti : au centre
- et quelques autres dont je n'ai pas encore trouvé le nom mais elles semblent se plaire avec mes paramètres d'eau actuel donc tout va bien.
Et puis pour le fun, une vidéo en gros plan de mes crevettes en plein jeu :
Catégories :
la vie la vraie
samedi 8 mai 2010
Clavier virtuel sur iPad : pas si optimal que ça
Après quelques jours passés sur iPad, je confirme que le défaut majeur reste le clavier virtuel. Pas vraiment pratique. Mais tout dépend encore de quel clavier on parle ! Certains s'en tirent mieux que d'autres.
J'ai ainsi comparé le clavier virtuel des applications natives iPad et celui des applications natives iphone lancée en mode plein écran (x2) sur l'ipad.
Voilà le résultat en capture d'écran.
En haut l'application Twiterrific pour iPad et en bas l'application TwitBird Pro pour iPhone.
Le grand vainqueur est sans conteste l'application pour iPhone. Les touches sont plus grosses et plus compactées vers le centre de l'écran (moins étendues quoi) ce qui évite d'avoir à faire de plus longs déplacements des pouces. Résultat : la frappe est plus rapide, plus pratique et bien plus agréable aussi.
Du coup je continue d'utiliser mon client Twitter pour iPhone sur iPad.
J'ai ainsi comparé le clavier virtuel des applications natives iPad et celui des applications natives iphone lancée en mode plein écran (x2) sur l'ipad.
Voilà le résultat en capture d'écran.
En haut l'application Twiterrific pour iPad et en bas l'application TwitBird Pro pour iPhone.
![]() |
| Clavier des applications iPad |
![]() | |||||||
| Clavier des applications iPhone en mode étendu |
Le grand vainqueur est sans conteste l'application pour iPhone. Les touches sont plus grosses et plus compactées vers le centre de l'écran (moins étendues quoi) ce qui évite d'avoir à faire de plus longs déplacements des pouces. Résultat : la frappe est plus rapide, plus pratique et bien plus agréable aussi.
Du coup je continue d'utiliser mon client Twitter pour iPhone sur iPad.
jeudi 22 avril 2010
Bilan carbone des livres électroniques : rêve ou réalité ?
On entend beaucoup dire que les livres électroniques (eReaders) ont un impact positif sur l'environnement. A première vue ca peut sembler logique. Un livre classique nécessite une logistique importante : arbre coupé, transport des troncs, transformation en papier, transport du papier, puis transport du livre jusqu'à son lieu de vente. Le livre électronique de son côté est transféré via Internet ce qui économise les étapes intermédiaires de production et transport.
Une étude de la société Cleantech, spécialisée dans l'audit de l'impact écologique des biens de consommation, a essayé de mesurer l'impact environnemental du Kindle d'Amazon.
Selon ses résultats, le carbone émis lors du cycle de vie du Kindle (production + distribution + recharge de la batterie) est équilibré après a lecture de 22,5 livres électroniques.
En effet, la production et distribution d'un Kindle représenterait un bilan carbone de 168 Kg de CO2. La production et la distribution d'un livre représenterait une émission de 7,46 Kg de CO2.
A delà du seuil critique de 22,5 livres lus sur le Kindle, l'impact écologique serait bénéfique. L'idée est assez séduisante, mais je n'y adhère qu'à moitié.
D'un côté, il est vrai que le papier est issu à 70% du recyclage. Mais l'industrie de l'édition représente à elle seule 11% de la consommation d'eau des pays industrialisés. De ce point de vue le Kindle me semble gagnant. Malheureusement je ne sais pas si l'étude de Cleantech prend bien en compte le fait que les livres électroniques sont stockés dans des serveurs eux aussi très gourmands en énergie.
D'un autre côté, les e-readers sont sujets aux effets de modes consuméristes. Et il se pourrait bien qu'un lecteur soit remplacé par un modèle plus performant après une année d'utilisation. Tout le bénéfice partirait donc en fumée. Cependant, cet effet négatif pourrait être compensé par l'utilisation de e-reader solaire actuellement à étude. On y est pas encore.
Autre argument contre. Les livres peuvent être considérés comme un excellent réservoir de CO2. En effet, les arbres capturent le CO2 de l'atmosphère pour le conserver sous forme de cellulose utilisée pour faire du papier. Et les livres sont conservés pendant des dizaines d'années.
Au final, je suis assez partagé. D'un côté on a un process de production physique du livre direct totalement révolutionné et allégée. Le bénéfice est de ce point de vue évident. Mais de l'autre il me semble très difficile de mesurer l'impact écologie du process pas si virtuel que ça de la vente de livres numériques : stockage serveur, consommation électrique du PC, consommation électrique du reader et enfin fréquence de remplacement du reader.
Une étude de la société Cleantech, spécialisée dans l'audit de l'impact écologique des biens de consommation, a essayé de mesurer l'impact environnemental du Kindle d'Amazon.
Selon ses résultats, le carbone émis lors du cycle de vie du Kindle (production + distribution + recharge de la batterie) est équilibré après a lecture de 22,5 livres électroniques.
En effet, la production et distribution d'un Kindle représenterait un bilan carbone de 168 Kg de CO2. La production et la distribution d'un livre représenterait une émission de 7,46 Kg de CO2.
A delà du seuil critique de 22,5 livres lus sur le Kindle, l'impact écologique serait bénéfique. L'idée est assez séduisante, mais je n'y adhère qu'à moitié.
D'un côté, il est vrai que le papier est issu à 70% du recyclage. Mais l'industrie de l'édition représente à elle seule 11% de la consommation d'eau des pays industrialisés. De ce point de vue le Kindle me semble gagnant. Malheureusement je ne sais pas si l'étude de Cleantech prend bien en compte le fait que les livres électroniques sont stockés dans des serveurs eux aussi très gourmands en énergie.
D'un autre côté, les e-readers sont sujets aux effets de modes consuméristes. Et il se pourrait bien qu'un lecteur soit remplacé par un modèle plus performant après une année d'utilisation. Tout le bénéfice partirait donc en fumée. Cependant, cet effet négatif pourrait être compensé par l'utilisation de e-reader solaire actuellement à étude. On y est pas encore.
Autre argument contre. Les livres peuvent être considérés comme un excellent réservoir de CO2. En effet, les arbres capturent le CO2 de l'atmosphère pour le conserver sous forme de cellulose utilisée pour faire du papier. Et les livres sont conservés pendant des dizaines d'années.
Au final, je suis assez partagé. D'un côté on a un process de production physique du livre direct totalement révolutionné et allégée. Le bénéfice est de ce point de vue évident. Mais de l'autre il me semble très difficile de mesurer l'impact écologie du process pas si virtuel que ça de la vente de livres numériques : stockage serveur, consommation électrique du PC, consommation électrique du reader et enfin fréquence de remplacement du reader.
Catégories :
livre électronique
Inscription à :
Messages (Atom)




